Le FC NAKANO, la Jeunesse locale comme priorité !
Dans le cadre de sa semaine dédiée au football (et futsal) sur Lifou, FOOTNC vous propose de découvrir le FC Nakano, nouveau club de futsal lancé sur Lifou, avec une priorité principale : s’occuper des jeunes de leurs tribus. Alfred Sameke nous en dit plus.
FOOTNC : Bonjour Alfred, tu fais donc partie de ceux qui ont souhaité créer cette nouvelle équipe cette année, le FC Nakano. Explique nous comment vous est venue l’idée ?
Alfred : Bonjour FOOTNC, bonjour à tous. Disons que c’est une réflexion qui a pris quelques années. On est souvent partagé entre la volonté d’évoluer dans l’élite du futsal calédonien d’un côté, et de s’occuper des jeunes de nos tribus d’un autre. Personnellement, j’évoluais avec Zeolil depuis 2 saisons. J’avais la chance de voyager un peu dans toute la Calédonie chaque week-end. Mais je voyais aussi mes jeunes « frères » de la tribu, restaient poiroter sur Lifou. On a donc eu pour ambition de créer cette équipe pour s’occuper d’eux, et pourquoi pas leur permettre de vivre eux aussi cette aventure. On a également été inspiré en ça par ce qu’a fait David Wadriako l’an dernier. Engagé jusqu’alors avec Kartier Nord, il s’est lui aussi investi pour aider à la pérennisation de l’équipe de sa tribu : le CO Thuahaik.
F : Quelles tribus rassemblent le FC Nakano ?
A : Le FC Nakano regroupe trois tribus proches, les tribus de Nang, Koumo et Ciole.
F : Aujourd’hui, en pratique, combien de fois vous entrainez vous par semaine et où vous entrainez vous ?
A : On essaie de s’entrainer 3 ou 4 fois par semaine. Le club étant nouveau, on est en train de se renseigner au près des différentes tribus voisines pour voir sur quels plateaux sportifs nous pouvons nous entraîner.
F : Quels sont les freins ou difficultés que l’on rencontre quand on veut faire une création de club comme ça ?
A : J’aurais envie de dire qu’avec la motivation dont on fait preuve, il y a peu de contraintes insubmersibles. Après, il y a aussi la réalité du quotidien, le coût du matériels, des maillots.. La plupart des jeunes sont des jeunes sans emplois, on ne roule donc sur l’or. On est donc ouvert à toutes aides de toute part. Mais nous sommes plutôt confiant, s’occuper des jeunes, qui en plus représentent nos tribus, est l’affaire de tous aujourd’hui. Je pense donc qu’on arrivera à soulever des aides, même petites, des gens qui nous entourent.


