DEBAT - RESULTAT I Pour vous il vaut mieux jouer en NATIONALE 3 qu'en OFC PRO LEAGUE !

La semaine dernière, FOOTNC vous a proposé de débattre sur la question suivante : « selon vous, est-il mieux pour nos meilleurs joueurs calédoniens, d’évoluer en Nationale 3 en Métropole, ou en OFC Pro League, le tout nouveau championnat professionnel océanien ? ». Vous avez été plus de 350 à répondre et commenter, FOOTNC vous fait un petit résumé de vos réponses !

Pour vous, c’est mieux le Nationale 3 !

Vous avez été 189 contre 126 a pensé qu’il est mieux pour nos meilleurs joueurs calédoniens qu’ils évoluent en Nationale 3, qui est le 5ème niveau français, plutôt que dans le tout nouveau championnat professionnel océanien, l’OFC Pro League. Actuellement, la majeure partie de l’effectif de la Sélection calédonienne évolue dans ce championnat de Nationale 3, ils sont 9 en tout. Georges Gope-Fenepej est lui le seul joueur calédonien à évoluer un cran au-dessus, en Nationale 2. En OFC Pro League, en absence d’équipe calédonienne engagée, seuls deux internationaux calédoniens évoluent avec l’équipe tahitienne de Tahiti United, Joseph Athale et Germain Haewegene.

Une vision faible du niveau de l’OFC Pro League

Dans les commentaires qui ont complété le débat, si vous avez été nombreux à vouloir que l’on respecte le choix de chaque joueur, il a souvent été comparé principalement « le niveau » du championnat de Nationale 3 à celui de l’OFC Pro League, sans toujours prendre en compte l’intérêt même du joueur (salaire, éloignement de la famille..). Pour ce qui est du niveau, la plus part estiment que le championnat de Nationale 3 de football est supérieur à celui du championnat OFC Pro League, qui est pourtant un championnat professionnel. Vous avez été aussi nombreux à souhaiter que les joueurs calédoniens partent en Métropole pour espérer viser la Ligue 1 ou la Ligue 2, comme les « prédécesseurs Antoine Kombouare et Christian Karembeu », quit à démarrer d’abord dans un championnat plus bas et non professionnel comme l’est le championnat de Nationale 3. 

Pierre Bako et Gérard Waïa à l'USSA Vertou (Nationale 3)

L’avis de la rédaction : Partir en Métropole, c’est aussi partir à l’autre bout du monde

Le niveau : Y a-t-il une réelle différence de niveau entre le championnat de Nationale 3 métropolitain, que l’on ne voit jamais à la télé, et le niveau de l’OFC Pro League ? Pas évident à dire, aussi bien dans un sens que dans l’autre. Comme toutes compétitions, l’OFC Pro League est composée d’équipes « fortes », comme Auckland FC ou South Melbourne, qui paraitraient pouvoir rivaliser avec des formations de Nationale 2 métropolitaines, et des équipes moins fortes, comme Hékari actuellement, qui paraît avoir un niveau de bas de tableau de Nationale 3, voir Régionale 1. A noter néanmoins que depuis le début de l’OFC Pro League, qui n’a que 2 mois d’ancienneté, le niveau ne paraît que s’améliorer. Les formations mélanésiennes comme Solomon Kings, Bula FC ou encore Tahiti United, sont maintenant capables de rivaliser avec les équipes néo-zélandaises et australiennes du haut du classement, ce qui n’était pas le cas il y a à peine 2 mois. Tout ceci est logique : en s’entrainant et vivant comme des professionnels, les joueurs ne peuvent que très rapidement s’améliorer. 

L’intérêt des calédoniens : Pour ce qui est de « l’intérêt des calédoniens à jouer dans tel ou tel championnat », c’est autre chose. Et ça revient finalement peut-être à faire plus un « choix de vie » qu’un « choix sportif ». En effet, si partir en Métropole, c’est faire le choix de « l’ouverture d’esprit », de « l’aventure », ce n’est factuellement pas aujourd’hui le choix de « viser le monde professionnel ». La concurrence en Métropole étant monstrueuse, même en Nationale 3, il est déjà difficile passer d’une équipe de niveau Nationale 3 à une équipe de niveau Nationale 2. Alors passer d’une équipe de Nationale 3 à une équipe professionnelle de Ligue 1 ou de Ligue 2, même si on est pas à l’abri d’une (très) bonne surprise, ça parait plus relever du « rêve » que du possible aujourd’hui.

Vivre du football : Enfin, si le statut de professionnel en Métropole, ou plus largement en Europe, fait rêver, cela paraît, pour un temps au moins, difficile pour nos calédoniens d’accéder à ce statut. Ces derniers sont pour le moment cantonnés à évoluer en Nationale 3 ou 2, et à ce niveau, on ne vit pas du football. On est généralement obligé d’exercer un « petit boulot » à côté du football. A contrario, le championnat d’OFC Pro League, bien que très largement soutenu par la FIFA, est une occasion unique pour nos calédoniens de « vivre du football ». Et si certains estiment qu’ils ne pourront pas viser plus haut dans le monde du football professionnel en restant dans ce championnat océanien, ils pourraient se tromper. En effet, vitrine de ce qui se fait de mieux en terme de footballeurs dans le Pacifique, l’OFC Pro League est chaque week-end scrutée par les recruteurs des clubs d’Asie ou d’Australie, ce qui pourrait ouvrir de nouvelles possibilités !

En conclusion, pour la rédaction de FOOTNC, si le football en Europe et en Métropole fait rêver, les calédoniens ont beaucoup plus de chance d’épouser une carrière de footballeur professionnel et de « vivre du football » en intégrant une équipe de l’OFC Pro League.

Joseph Athale (Tahiti United) (crédit : OFC Média via phototek)
Le logo du site Foot NC mobile
PUBLICITÉ
14 secondes